Comment financer son innovation numérique ?

Dans un contexte de révolution numérique et d’innovation constante, tenter de développer sa propre innovation peut-être tentant. Cependant, une question se pose : « comment financer mon innovation ? ». Et bien en France et dans le domaine du numérique, sachez que l’environnement est propice à l’innovation, avec plusieurs options de financement. Abdou Samb, président et fondateur de FRS Consulting est revenu sur ces options lors de son intervention durant la conférence « Les enjeux innovation B2B » à Paris le 17 novembre 2016.

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Le Concours Innovation Numérique

Lancé en mai 2015, le Concours d’Innovation Numérique est un dispositif de soutien à l’excellence numérique en France. Il est financé par le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) dans le cadre des Fonds pour la Société Numérique (FSN).

Le but est de soutenir, d’accélérer et d’amplifier des projets ambitieux de la French Tech qui va changer la vie quotidienne de demain grâce à de nouveaux produits et services. Ces projets sont donc soutenus à hauteur de 50% des dépenses maximum sous forme de subvention et sous forme d’avance remboursable.

Toute start-up ou PME innovante peut profiter du Concours d’Innovation Numérique. Les projets, d’une durée moyenne de 12 à 18 mois pour un investissement de 0.5 à 3 millions d’euros, sont évalués par un comité d’expert composé d’entrepreneurs et de personnalités connues et reconnues de la French Tech.

L’Instrument PME

C’est un instrument dédié à toutes les PME innovantes et ayant une forte ambition de croître et de s’internationaliser. Il couvre tous les types d’innovations, même les innovations de service et les innovations non-technologiques.

La commission Européenne accorde des financements à des projets portés par une seule PME et qui devrait se traduire par la mise en œuvre de projets stratégiques pour l’entreprise en prenant en compte uniquement les besoins de cette dernière.

L’Instrument PME soutient l’entreprise étape par étape en fonction de la maturité du projet et accorde une subvention lors des deux premières étapes.

La première phase consiste en l’évaluation du concept et de la faisabilité grâce à un business plan démontrant la viabilité de développement d’un marché potentiel. Elle permet d’obtenir une aide à hauteur de 50 000€ pour cette étape du projet.

La deuxième phase est tout simplement de la R&D jusqu’à la première application commerciale, étape pour laquelle on peut se voir accorder une subvention 0.5 à 2.5 millions d’euros.

Enfin, la troisième phase permet d’obtenir un accord de prêt pour la phase de commercialisation, avec un accompagnement par un réseau de professionnel européens financés par la Commission.

Il est possible de bénéficier de l’Instrument PME sur n’importe laquelle de ces étapes indépendamment.

La collaboration entre start-up et grand compte

Les start-up ont les idées, l’agilité et la créativité mais manquent de financement et les grands comptes ont la puissance, les fonds, la visibilité mais aussi la bureaucratie inhérente à une grosse structure. La collaboration entre ces deux acteurs semble donc une excellente idée ! En effet, plus de 61% des « licornes » ont au moins un groupe d’industriels dans leurs actionnaires et 52.4% des 500 plus grandes entreprises mondiales travaillent avec des start-up.

Pour financer leurs innovations, les start-up peuvent collaborer avec de grands comptes de différentes manières.

La première est le concept d’incubateur, de pépinière out tout autre structure d’accompagnement. Certaines entreprises, ayant constaté le succès de ce type d’espaces, ont décidé de lancer le leur, ce qui leur permet de devenir indépendante dans leur démarche d’open innovation.

Des acteurs du CAC40 notamment ont décidé de lancer leur incubateur interne comme Orange avec Orange Fab, BNP Paribas avec Innov & Connect ou encore le crédit agricole avec Le Village by CA .

Malgré la multiplication de ce genre de structures, la forme d’engagement la plus courante dans l’open innovation reste l’investissement financier. Les fonds corporate sont courants et 59% des entreprises du CAC40  se sont déjà lancé dans le capital risque.

 

Dans le domaine de la révolution numérique, chaque acteur joue son rôle. Les grandes entreprises investissent, la législation subventionne et accompagne et l’environnement de PME en France est favorable aux innovations. N’hésitez donc plus à accomplir vos ambitions et à innover pour construire la société de demain !

 

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[Marketplace] 5 nouveaux métiers

La marketplace est un nouveau modèle commercial. Et qui dit nouveau modèle, dit nouvelles compétences et donc nouveaux métiers ! Voici les 5 nouveaux métiers majeurs de la marketplace.

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Le Customer Experience Officer (CXO)

L'intégration d'un nouveau métier, le Customer Experience Officer (CXO), augmente les chances de succès d'un site d'e-commerce et en particulier d'une marketplace. Par construction, ce rôle est transverse et a vocation à faire passer les messages clés autour de l'expérience client.

Le CXO réfère directement au CEO de l'entreprise, mais ce dernier peut aussi choisir de cumuler ces 2 fonctions.

La responsabilité du CXO est d'améliorer chacun des parcours clients identifiés sur le site (personas, famille de produits...). Il peut aussi exercer cette responsabilité en s'adjoignant les compétences d'un partenaire expérimenté. Idéalement, ce dernier doit avoir une connaissance approfondie des maillons stratégiques : l'expérience client, la relation client multicanal, les médias sociaux(social listening, canaux relationnels, monitoring de l'e-réputation...), et l'analytics (big data, test & learn, typologies de clients, construction et suivi d'indices de performance...), sans oublier la logistique sous tous ses aspects (gestion des stocks, préparation de commandes, livraisons...).

 

Le directeur de l'activité marketplace

Son rôle se situe sur deux fronts : l'interne et l'externe. En interne, pour le cas d’un distributeur B2B déjà établi, il devra faire preuve de beaucoup de pédagogie, voire même de diplomatie, puisqu'il devra fédérer autour du projet de nombreuses personnes qui y sont opposées -de façon ouverte ou larvée. Il doit être en mesure d'éviter ou de gérer une crise, telle qu'il peut en survenir en cas d'incompréhension et d'interprétations partisanes. Il devra toujours anticiper, et être force de proposition pour les évolutions de fiches de poste à prévoir dans l'ensemble de l'entreprise.

Le directeur de l'activité doit aussi incarner et expliciter l'identité, parfaitement unique, qui est celle de l’enseigne, et la décliner avec cohérence sur la marketplace.

Il aura souvent à combattre l’idée reçue qu’une marketplace est forcément "à la Amazon" -une approche quantitative qui ne convient que rarement aux marketplaces B2B, souvent qualitatives, soucieuses de l'image de leur lieu de vente, de l'expertise et de la réputation de leurs vendeurs, de la qualité de l'expérience client et des services apportés.

Le directeur de l'activité porte l'ensemble de ces exigences : il vient insuffler une nouvelle âme à l'entreprise et non la dissoudre dans un bouillonnement d'activité.

 

Le business developer

L'objectif du business developer ? Embarquer un maximum de vendeurs en cohérence avec la marketplace, le plus vite possible. Beaucoup de marketplaces se lancent dans leur activité en ayant de fortes appréhensions, compte tenu des risques et de la complexité liés à ce modèle. Du coup, elles créent des contrats vendeurs trop exigeants (qui imposent des photos de très haute qualité, par exemple). Le risque est de réduire drastiquement le nombre de vendeurs qui pourront les satisfaire.

Le business developer doit donc s'assurer que les contrats vendeurs sont "industrialisés", c'est-à-dire qu'ils sont suffisamment clairs et simples pour être signés en quelques jours. En amont, il devra aussi veiller à la bonne cohérence globale de la promesse et de l'offre sur la marketplace (positionnement, image, segment de clientèle, expérience utilisateur...), pour placer les vendeurs dans une situation saine et confortable.

Pour recruter des vendeurs, le business developer aura peut-être besoin d'un partenaire qui dispose déjà d'un bon carnet d'adresses, comme c’est par exemple le cas de Mirakl, notamment en B2C. Certains partenaires comme Webhelp peuvent prendre l’activité de business development en délégation totale.

 

Le responsable du help desk vendeurs

C'est un profil hybride : une partie de son travail va consister à écouter et analyser les plaintes des vendeurs, et son autre activité sera de veiller à ce que les flux numériques soient bien construits et fluides. En effet, une marketplace c’est en grande partie un point de rencontre entre de nombreux flux. Et qui dit flux dit erreurs d’import, non-conformité, incompréhensions, etc.

Bien sûr, il est difficile de trouver un individu qui manifeste autant de qualités dans un champ que dans l'autre : un équilibre est à trouver. Typiquement, l'élu pourra venir du service client et avoir, en plus, de vraies compétences numériques.

Une bonne pratique -si l'on dispose déjà d'un centre de relation client ou d'un call center -consiste à repérer un individu talentueux, motivé, et par ailleurs très "geek". Ou, à l'inverse, dans un service informatique, on recherchera un profil expérimenté qui a déjà le sens du service (empathie, capacité de rédiger des messages, etc.).

 

L'account manager

Mission principale : s'occuper des meilleurs vendeurs et de ceux qui présentent des difficultés. Pour que la gestion de ces derniers ne soit pas trop lourde, il faudra l'automatiser au maximum. Concrètement, les outils doivent permettre de détecter rapidement les mauvaises performances, de les diagnostiquer, de générer des alertes et des suivis... et de préparer une sortie éventuelle du vendeur.

Pour en revenir aux meilleurs vendeurs, il faudra être en mesure de les détecter et de les segmenter automatiquement, en fonction de leur scoring.

Dans ce but, il est important de surveiller certaines variables significatives : le délai d'acceptation de commande, par exemple. Il faut aussi suivre l'évolution progressive du score et des variables choisies : une baisse de performance sera détectée et analysée le plus tôt possible.

Une marketplace qui se soucie vraiment de ses bons vendeurs va progressivement sortir du lot. Un bon account manager va donc soutenir ses meilleurs vendeurs, et établir avec eux une grande proximité commerciale. Dans l'idéal, il ne doit pas être perçu par eux comme un tiers mais comme un prolongement de leur propre activité.

 

 

Contributeurs :

Martial Frugier, directeur business unit Ecommerce, Retail & Transport (Webhelp)

François Duranton, directeur d’Expertime Consulting

 

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[BONNES RESOLUTIONS] Les 5 bonnes raisons d’avoir recours au Social Listening cette année

Cover Article Social Listening

Les médias sociaux évoluent en permanence, et s’ils peuvent être une source riche sur les tendances de consommation, ils produisent une telle masse de données qu’elle peut être difficile à analyser.

C’est justement le but du social listening, ou écoute sociale en français, que de repérer les propos directement ou indirectement liés votre entreprise ou votre marque.

Grâce à des outils tels que Synthesio, Digimind ou encore Brandwatch il est possible d’observer, de suivre et d’analyser vos performances et votre image de marque sur les médias sociaux, ou encore de la benchmarker à vos concurrents... à condition d’y investir le temps d’analyse suffisant.

Découvrez nos 5 bonnes raisons pour commencer à faire du Social Listening cette année :

#1 Le Social Listening vous apporte des insights sur votre positionnement concurrentiel

Chaque jour, de nombreux utilisateurs s’expriment pour donner leurs avis sur des produits ou des offres sur les réseaux sociaux.

Vous aviez toujours rêvé de savoir ce que les consommateurs préféraient chez vous par rapport à vos concurrents ? Grâce à une bonne écoute des réseaux sociaux, c’est possible : vous pouvez savoir précisément, sur chacun de vos produits, quels sont vos points forts et vos points faibles sur votre marché.

#2 Le Social Listening permet d’être plus pertinent dans vos décisions marketing et communication

En analysant les mentions qui remontent grâce au social listening, il est possible de filtrer les sujets qui intéressent les internautes.

Avec la récolte et l’utilisation des mots-clés et des mentions, vous pouvez cibler les tendances et les personnes concernées par la marque.

Ainsi, il est possible de comprendre quelles sont les attentes de vos clients sur votre marché, et donc d’adapter votre stratégie en leur proposant les contenus et campagnes les plus appropriées.

Vous pouvez même mieux ciblés les médias sur lesquels vous investissez : par exemple, si de nombreux consommateurs sur votre marché utilisent Instagram, il serait dommage de ne pas être présent vous aussi sur la plateforme.

#3 Le Social Listening met en avant les différents influenceurs, leaders d’opinion et leads liés à la marque

Pour la bonne communication d’une image de marque, il est fondamental d’identifier les personnes extérieures à l’entreprise qui ont un impact sur le comportement des consommateurs.

En analysant les personnes s’exprimant sur votre marché, vous pouvez ainsi trouver des relais d’opinion qui pourront, peut-être, vous aider demain à générer de nouveaux leads en partageant votre contenu.

#4 Le Social Listening touche tous les mondes

Attention, ce n’est pas parce que vous pensez que votre cible n’utilise pas les réseaux sociaux, ou que vous n’avez pas de compte sur les réseaux sociaux, que cela signifie que personne ne parlera de vous.

Que ce soit sur un blog, sur un réseau social ou sur un site internet, on trouvera toujours un avis de consommateur sur votre marque.

Pire, si vous n’avez pas identifié cet avis, et que vous n’y avez pas répondu, cela peut générer un mauvais référencement pour votre marque, et donc nuire à votre réputation globale !

#5 Le Social Listening peut s’avérer très utile lors de la gestion d’une crise ou d’un Bad buzz

Une crise ou un Bad buzz peut sévèrement nuire à l’image d’une marque ou d’une entreprise, et apparaître subitement.

Plus le nombre de personnes publiant du contenu augmente sur votre marque ou votre industrie, plus le risque de dérapage est accru.

Pour surveiller et anticiper l’émergence d’un bad buzz, il est donc primordial d’écouter régulièrement les mentions autour de votre marque, afin d’identifier rapidement les signaux faibles qui peuvent la concerner.

Mettre en place une stratégie d’écoute liée aux média sociaux est une chose mais être en mesure d’analyser les résultats en est une autre.

Il faut en effet investir beaucoup de temps avant de pouvoir identifier des insights actionnables pour votre marque.

Personne ne peut consacrer ce temps à cette étude chez nous ? Pensez à passer par une agence spécialisée, comme Netino by Webhelp !


Marketplace : Comment s’entourer des meilleurs partenaires ? Avec Florian Dhaisne de Faster Expand.

Florain Dhaisne, co-fondateur de la startup Faster Expand qui a lancé la marketplace Procsea

En quoi consiste l'activité de Faster Expand ?

 

"Nous développons une marketplace dans le secteur alimentaire, celui des poissons frais, coquillages et crustacés, dont le volume d'affaires global en Europe est d'environ 15 milliards d'euros. La vocation de Faster Expand est de mettre en relation des producteurs (pêcheurs, ostréiculteurs, mareyeurs, etc.) et des acheteurs (restaurants, hôtels, restauration collective...). Avec des impératifs de traçabilité, de qualité et de compétitivité.

Ce marché est composé d'un très grand nombre d'intermédiaires (grossistes, semi-grossistes, importateurs...), ce qui explique qu'un délai de 76 ou 96 heures se soit parfois écoulé depuis la pêche, avec la baisse de qualité liée. Notre objectif est un intervalle de 24 h maximum entre la pêche du jour et la livraison au client final. Nous visons un déploiement européen.

Avec notre marketplace, nous voulons aussi donner plus de poids économique aux producteurs et leur permettre de mieux valoriser leur savoir-faire. De leur côté, les acheteurs simplifient leurs procédures d'achats -souvent complexes sur ce marché de produits frais -et bénéficient d'un haut niveau de qualité, au meilleur prix."

 

A quel stade de développement en êtes-vous ?

La marketplace de Faster Expand : Procsea, est ouverte à tous depuis début septembre, après quelques mois d’activité avec des clients tests durant l’été 2016.

"[…]Mais nous avons commencé, à petite échelle, notre activité dès avril 2015. Puis nous avons créé une SA en Suisse et une SAS en France.

Nous sommes ouverts, depuis avril 2016, en France et en Suisse, sur un mode de vente traditionnel, afin de mieux cerner les besoins.

A terme, nous n'excluons pas d'intégrer sur notre marketplace quelques grossistes implantés localement, quand le plus haut niveau de qualité ne sera pas exigé."

 

Quelles sont les spécificités de votre marketplace ?

 

"Les prix qui s'affichent du côté de l'acheteur tiennent compte de notre commission et des coûts logistiques. Par ailleurs, nous avons mis en place un mécanisme de contrôle de la qualité par les clients : en cas de problèmes répétés entre un acheteur et un producteur, ce dernier n'apparaîtra plus sur la liste des fournisseurs présentés à cet acheteur."

 

Quelle est votre politique de partenariat ?

 

"D'emblée, nous avons décidé de nous entourer des meilleurs partenaires -et non de simples prestataires -afin de nous concentrer sur notre métier. La logistique et la livraison des produits a été confiée à des partenaires spécialisés, réputés, et susceptibles de suivre notre croissance. Le développement de la plateforme est effectué par une société de services suisse, en coordination avec notre développeur interne."

 

Que vous apporte la collaboration avec Webhelp Payment Services ?

 

"Les avantages sont nombreux. Côté producteurs, il est rassurant de bénéficier d'un paiement sécurisé, et de vendre à l'étranger sans aucune complication.

Autre avantage : un dispositif de remboursement en cas de défaut de paiement, par le biais du partenaire assurance de Webhelp Payment Services : la société Euler Hermes.

De plus, avec Webhelp Payment Services, nous allons intégrer un système de facturation numérisé. Au final, cette panoplie de services apporte un niveau de sécurisation économique et technique totalement révolutionnaire pour ce secteur d'activité !

Pour nous, Webhelp Payment Services est un véritable partenaire, flexible et très à l'écoute. Leurs solutions nous débarrassent de la complexité de gestion de multiples flux financiers, et nous ouvre de vastes possibilités de déploiement international."

 

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Le social selling, en vedette à l’Agora des Directeurs Relation et Expérience Client

Vous y étiez peut-être ? A Paris, le 3 novembre, la soirée Agora des Directeurs Relation et Expérience Client a permis de revenir sur les principaux enseignements du salon Viva Technology.  Des innovations majeures, comme le social selling, le sales analytics et le sales portal ont à nouveau été résumées pendant l'Agora par Mathieu Jougla, Directeur R&D Solutions de Webhelp.

 

Social selling : servir d'abord, vendre ensuite

Comme l'a souligné d'emblée Mathieu Jougla : "le social selling consiste à d'abord répondre au besoin d'information du client ou prospect, puis à tenter de lui vendre le produit ou le service adéquat". De fait, la sollicitation de départ n'est pas forcément adressée à la marque, et elle ne s'exprime pas toujours sur l'un de ses canaux - Twitter étant aujourd'hui le seul canal sur lequel il est possible de s'inviter à une conversation.

"Il faut éviter à tout prix d'apparaître intrusif, a expliqué Mathieu Jougla, en se présentant à un client mécontent en tant que fournisseur alternatif, par exemple". Car même si la proposition de produit ou de service est effectivement pertinente, le risque de rejet sera élevé puisqu'elle pourra être perçue - et publiquement décriée - comme une intrusion dans un dialogue privé.

L'étape de départ consiste à repérer sur Twitter les conversations les plus porteuses, avec un objectif de vente. Elle s'appuie sur des outils de large écoute, de type "social listening", capables d'industrialiser ce process. Comme l'a indiqué Mathieu Jougla : "sur la base des ventes réalisées, nous cherchons à affiner nos méthodologies et nos outils actuels, en quête du bon compromis poids/puissance et en intégrant une bonne satisfaction client."

 

Deux nouvelles approches : le sales analytics et le sales portal

Le social selling n'est pas la seule piste de recherche actuelle pour les équipes R&D de Webhelp. Deux nouvelles approches, le sales analytics et le sales portal, sont également à l'étude. Comme Alexandre Fretti, General Manager Webhelp France, l'a résumé : "le sales analytics vise à analyser la performance de vente afin de l'augmenter, et le sales portal cherche à accompagner au mieux les commerciaux pendant l'acte de vente".

En pratique, dans le cadre du sales analytics, les ingénieurs de recherche de Webhelp et leurs clients développent des méthodes pour orienter instantanément le client vers le meilleur conseiller possible - en fonction des attentes et des informations qui caractérisent ce client. "A ce stade de nos recherches, nous gagnons entre 4 et 8 % de performances additionnelles, a précisé Mathieu Jougla, avant de donner ce conseil : quand vous lancez une campagne commerciale, n'hésitez pas à exploiter des données que vous auriez plutôt tendance à garder précieusement - elles peuvent constituer un levier de performance important !".

 

De 4 à 8 % de performances additionnelles

Quant au sales portal, il se révèle prometteur dans les environnements de vente très compétitifs, complexes, ou en rapide évolution (en magasin ou en ligne). "Le but est d'accompagner la force de vente. Pour cela, des algorithmes indiquent au vendeur la meilleure offre, d'une part, et il est accompagné dans son argumentation sur cette offre - qu'il ne maîtrise pas toujours -, d'autre part",

Bilan actuel et provisoire : des performances additionnelles d'environ 4 à 8 % également, et un meilleur taux d'attachement à des produits complexes (taux qui s'explique en partie par le fait que le vendeur, en magasin ou en ligne, sort ainsi progressivement de sa "zone de confort" commerciale).

Pour conclure, Alexandre Fretti a rappelé les orientations prises par le département R&D de Webhelp (voir notre article Viva Technology : retour d'expérience, à l'occasion de l'Agora des Directeurs Relation et Expérience Client) : "une vocation multidisciplinaire, dédiée à l'innovation ouverte, en dialogue permanent avec les startups les plus prometteuses et avec vous, clients de Webhelp". Nous restons à votre écoute, n'hésitez pas à nous challenger !


[Mode] Le marché de la mode en Espagne, plus international que jamais

L’industrie espagnole de la mode vit l’une de ses meilleure période sur le marché international. A la fin des années 90, des marques comme Zara, Mango ou Camper ont voulu commencer à se faire connaitre au-delà des frontières espagnoles. Aujourd’hui, elles ont une vraie renommée internationale.

 

L’industrie de la mode espagnole et le marché international

Inditex et Mango font partie des 6 plus grands groupes textiles au monde, avec plus de 9000 magasins sur la planète. Cela fait de l’Espagne le seul pays avec deux représentants dans le G-6 de la mode. De plus, au court de l’année dernière, beaucoup de petites et moyennes entreprises (PME) ont aussi évolué dans l’espace international. Ces sociétés ont su faire face aux difficultés de la crise économique en Espagne en saisissant l’opportunité d’explorer de nouveaux marchés.
En effet, des estimations du Ministère Espagnol de l’Industrie, de l’Energie et du Tourisme disent que plus de la moitié des PME dans le secteur du textile exportent, soit 4 120 entreprises. En moyenne, 30% de la production est destinée à la vente à l’international, et pour certaines, ce chiffre monte presque jusqu’à 100% comme Chie Mihara ou El Naturalista dont 90% des ventes se font à l’international.
Cette augmentation de l’activité internationale a eu des conséquences positives sur l’emploi. Par exemple en 2014, 4778 emplois ont été créés dans le textile et dans le secteur de la chaussure, la production a connu une croissance de 2,9% alors qu’elle avait baissé de 3,1% en 2013.

Quelles sont les raisons de ce succès ?

Des produits et des designs de qualité

Un des facteurs-clés dans la mode est d’avoir un produit avec un design de qualité. L’Espagne est la première nation avec la France et l’Italie en termes de créativité et de design d’après Daniel Galvàn, expert de GBS Finanzas. Les sociétés espagnoles pensent que la mode est plus qu’un simple design de vêtement, c’est un art de vivre et une manière de ressentir à part entière. C’est ce qui fait que le monde entier plébiscite les design de Balencia ou Depolozo, la bijouterie Monica Vinader, les corsets de Maya Hansen, les chaussures de Mihara ou encore les robes de mariage de Jesus Peiro.

Des prix abordables

Un autre facteur qui explique le succès des entreprises espagnoles est la compétitivité des prix qu’elles offrent. Zara et Mango étaient les pionniers du business model qui combine créativité, qualité et prix bas. Ces dernières années, la plupart des PME ont aussi adopté ce principe de « luxe abordable ». Par exemple, Suarez, la société de bijouterie de luxe, offre avec sa marque Aristocracy des prix plus bas que le reste des gammes de produits de leur première marque. Dans la même idée, Jesus Peiro propose des robes de mariage sur demande autour de 2500 euros, très loin des 15 000 euros que coûte une robe similaire en haute couture.

La promotion dans les salons et sur les réseaux sociaux

Tous ces vêtements, accessoires et bijoux espagnols ne se sont pas retrouvés par hasard entre les mains ou sur les corps de personnalités comme Kate Middleton, Claudia Schiffer, Beyoncé, Angelina Jolie ou Lady Gaga. Des société espagnoles ont voyagé de salon en salon à travers le monde dans le but de créer des réseaux étendus et de faire connaître leurs produits. Se rendre à des salons dans l’industrie de la mode est vital parce que cela permet de découvrir de nouvelles tendances, des opinions d’experts et de futurs clients et d’identifier ses futurs partenaires dans les pays où on distribue ses produits.
Cependant, dans beaucoup de cas, le manque de budget a poussé les PME à privilégier Internet et y proposer leur produit directement. Les réseaux sociaux sont de très bons outils pour faire la promotion de ses produits dans la mode. En 2011, Burberry, l’entreprise anglaise, a augmenté son revenu de 29%, atteignant 1.93 millions d’euros grâce à une campagne de communication digitale basée sur Facebook et Twitter. Twitter qui est notamment un outil très important pour générer de l’attention sur les évènements et les salons. Par exemple, lors de la dernière édition de la Fashion Week de New York, 1,2 millions de tweets avec le hashtag #NYFW ont été enregistrés. L’Espagne a donc lancé le #twitterfashionweek une semaine avant la Mercedes Benz Fashion Week de Madrid. L’objectif principal était de promouvoir l’interaction entre les utilisateurs et les 25 designers espagnols comme David Delfin, Roberto Verino et Adolfo Dominguez.

Des points de ventes internationaux et de la collaboration

Il a été possible d’ouvrir des magasins dans les rues les plus prisées du monde pour certaines jeunes entreprises espagnoles. Pretty Ballerinas, Monica Vinader o Maya Hansen en sont quelques exemples. Toutefois, ce mode de distribution est coûteux et toutes les entreprises ne peuvent pas en soutenir les coûts. En conséquence, de plus en plus de firmes espagnoles ont opté pour la collaboration dans le but d’aller toucher les marchés internationaux. Certaines des options les plus plébiscités sont les agents, les distributeurs, les maîtres franchiseurs et les rayons dans les Department Stores comme Harrods.

La qualités de leur produits, la compétitivité de leurs prix, leur bonne stratégie de promotion, que ce soit physique ou digitale, et la collaboration avec les bons partenaires à l’étranger a permis aux entreprises de la mode espagnole de s’affirmer à l’international. Et ce pour une grande partie de ces dernières, les grands groupes tels que Inditex ou Mango comme les PME. Le rayonnement international de l’Espagne dans le monde de la mode est donc plus fort que jamais !

 

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Mirakl : « les marketplaces sont le futur du e-commerce »

Philippe Corrot, Fondateur et PDG de Mirakl

 

Quelle est votre vision du marché de l’intermédiation dans le monde BtoB ?

 

Sur les marchés américains et chinois, plus matures en terme de e-commerce B2C et B2B, nous observons une forte prédominance des marketplaces, et leurs résultats sont impressionnants. La plus importante place de marché B2B est Alibaba, qui concentre plus de 42% de parts de marché dans l’ecommerce B2B chinois. Amazon Business enregistre de son côté plus d’1 milliard de dollars de ventes après un an d’existence seulement.

Nous nous attendons donc à ce que cette tendance se développe de la même façon en Europe et surtout en France, où l’écosystème marketplace est déjà très fourni. L’avenir de tous les acteurs B2B qui ont de l’ambition est de se différencier en devenant une plateforme globale, permettant de maximiser la valeur créée pour ses partenaires et ses acheteurs finaux.

Le marché de l’intermédiation dans le B2B est donc amené à exploser dans les prochaines années : on estime que la taille du marché des transactions électroniques (prise de commande en ligne, en ecommerce ou non) en B2B est 6 fois plus gros qu’en B2C en France. Nous constatons cette croissance très forte de l’activité directement déjà à travers les clients B2B de Mirakl.

 

Quelle tendance avez-vous pu voir émerger chez Mirakl ? Comment voyez-vous l’évolution des Marketplace à moyen et long terme ?

 

Chez Mirakl, nous sommes convaincus depuis de nombreuses années que les marketplaces sont

le futur du e-commerce, nous considérons même que c’est la seule façon de faire du commerce en ligne de façon rentable. Cela nous est confirmé par les acteurs toujours plus nombreux qui se lancent quels que soient leur domaine d’activité ou leur taille. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons été les premiers à industrialiser leur création, en apportant une solution technique et une expertise métier pour développer sa propre marketplace.

Une étude Forrester dédiée aux marketplaces parue cette année explique l’engouement pour les marketplaces B2B de la part des acheteurs comme des opérateurs. Les entreprises ont de plus en plus d’attentes d’achats proches du B2C, car tout le monde s’est habitué à leur qualité de service, largeur d’offre et prix compétitifs. C’est pourquoi les acteurs B2B (fabricants et grossistes) ont intérêt à lancer leur marketplace pour se différencier pour attirer plus de trafic, fidéliser leurs clients et être meilleurs que leurs concurrents qui ne sont qu’à un clic. Ce sont parfois même des acteurs B2C, comme Amazon !

En plus de permettre plus d’agilité sur la construction du mix produit, le modèle marketplace offre plus de rentabilité que l’e-commerce classique. Cela permet aussi de récupérer les données clients, et d’avoir une meilleure visibilité sur leurs canaux de distribution. A moyen comme à long terme, les marketplaces sont donc la meilleure façon pour les acteurs du B2B de réussir leur transformation digitale. Mirakl, qui dispose d’une réelle expertise sur le sujet avec déjà de nombreux client B2B, permet de le faire rapidement en mettant en place les meilleures pratiques adoptées par les leaders.

 

Pour les aider également, quels sont les obstacles majeurs auxquels elles devront faire face ?Technologiquement et au niveau organisationnel ?

 

Le premier obstacle est de réussir à convaincre en interne. Le B2B est un secteur plutôt

traditionnel, avec des process bien spécifiques, et la marketplace est un modèle disruptif qui est souvent mal compris. Ainsi, nos clients qui réussissent le mieux sont ceux qui ont travaillé pour conduire le changement en interne et rallier l’ensemble des collaborateurs au projet. Chez Mirakl, nous avons une équipe dédiée pour les accompagner dans ces changements et les former à ce nouveau métier. Cette équipe s’appuie sur une expérience déjà forte de nos consultants et renforcée par l’ensemble de nos projets en cours.

Techniquement, lancer une marketplace est un projet d’une certaine complexité. Mais en s’appuyant sur notre plateforme, vous pouvez vous assurer que le projet technique ne soit pas un frein au business. Sur la base des différents cas que nous avons pu observer, quand une société choisit de faire du développement spécifique pour son projet, elle peut perdre de nombreuses années et y consacrer des investissements très voire trop importants.

Enfin, réussir à intégrer des vendeurs tiers, non seulement dans l’offre mais aussi dans les processus

business, est le challenge le plus important technologiquement. Cela nécessite l’intégration des processus métiers avec les outils internes, d’où l’importance d’être accompagné par des experts.

 

Quels sont les 3 conseils que vous pourriez apporter aux entreprises qui souhaiteraient se lancer dans cette démarche ?

 

Le meilleur conseil que l’on puisse donner, c’est… lancez-vous ! C’est plus que jamais le moment de se positionner car l’opportunité de gagner en efficience, en rentabilité et de récupérer des parts de marché est très conséquente. De nombreuses marketplaces ont déjà fait leurs preuves et montré que ce modèle était une bonne solution aux problèmes rencontrés dans le B2B aujourd’hui. Ne perdez pas de temps à attendre que vos concurrents lancent la leur, car le retard sera plus dur à rattraper.

Un autre conseil important en B2B est d’intégrer la marketplace au service de tous les canaux de vente : site e-commerce, forces de vente, points de vente… afin de créer une véritable marketplace omnicanale. C’est indispensable pour véritablement booster les ventes. On peut penser par exemple à fournir aux forces de vente un Ipad leur permettant de proposer également l’offre marketplace, en échange d’une rétrocommission. Cela permettra d’avoir plus de ventes et plus de profits, en favorisant la synergie entre les différents canaux de distribution.

Enfin, le conseil le plus important de tous est : lancez-vous bien accompagné ! Lancer une marketplace est un nouveau métier, qui nécessite de déployer des efforts sur la partie business. Il n’est pas efficient de bruler des ressources sur la partie technique en développant soit même, car le projet est toujours long et couteux pour un résultat forcément moins élaboré que ce qui est proposé par des solutions dont c’est le métier et qui ont se sont basé sur de nombreux projets et les meilleures pratiques métier. Il vaut mieux s’appuyer sur des personnes qui se sont posé les bonnes questions et peuvent vous proposer des fonctionnalités adaptées (contrôle qualité, devis, prix dégressifs, etc.)…

 

Quelle est l’importance de l’expérience client dans la réussite d’une marketplace ?

 

L’expérience client est capitale, car elle est en fait à la source du modèle marketplace qui replace le client au centre du business. Alors que les attentes des acheteurs sont croissantes, il est impensable de ne pas leur offrir un large choix, ou des prix compétitifs, ou une bonne qualité de service pour les fidéliser. Or, la marketplace permet de faire les trois à la fois, avec un minimum d’effort.

Lorsque vous accueillez des vendeurs partenaires sur votre site, ceux-ci doivent s’aligner sur vos exigences de qualité au risque de nuire à votre expérience client. Ainsi Alibaba offre à ses vendeurs partenaires d’être certifiés pour leur qualité de service, ce qui rassure les acheteurs et en retour booste les ventes. C’est un bon modèle à suivre, car il est extrêmement important de contrôler la qualité de l’expérience afin de maximiser la satisfaction de vos clients.

 

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Marketplace : 6 conseils pour une offre crédible et attrayante

Faites de votre marketplace un catalogue illimité

 

La marketplace fait disparaître les contraintes qui pèsent sur les enseignes B2B traditionnelles, comme la localisation géographique et la taille du magasin, ou le volume du catalogue papier. Elle supprime aussi, en totalité ou en partie, la gestion du stock et le coût de l'inventaire -qui se trouvent déportés sur les vendeurs.

D'où la promesse d'un catalogue illimité ou d'un "endless aisle", un rayon sans fin. Pour l'opérateur, il semble possible d'y parvenir graduellement, en intégrant tel puis tel segment de marché, à moindre coût.

La limite ? D'une part, il faut veiller à ne pas trahir le message de marque : un site de vente très spécialisé ne pourra pas, du jour au lendemain, se transformer en généraliste. D'autre part, la vente de certains produits ne s'improvise pas: il faudra parfois déployer une stratégie d'accompagnement des clients, voire une aide au choix, en développant un contenu pédagogique de haute qualité.

 

Donnez un standard de qualité élevé à vos fiches produits

La vocation d'une marketplace est de récupérer, le plus simplement possible, les flux de contenu de ses vendeurs. Cela suppose de leur fournir, en amont, des instructions et des formats de saisie précis. La différence avec l'e-commerce, ce sont les volumes : sur une marketplace, les fiches produits seront d'origines multiples et pourront être en nombre considérable (centaines de milliers, voire millions). Pas question de récupérer des données hétérogènes, puis de les ressaisir...

Quant au bon usage des mots-clés, il sera déterminant pour obtenir une excellente visibilité SEO et une navigation facile, côté acheteur.

De plus, il ne faut pas oublier de fournir aux vendeurs des critères plus qualitatifs, à la fois pour donner un bon niveau d'information aux acheteurs et pour différencier la marketplace de ses concurrents. Ces critères qualitatifs vont, par exemple, préciser comment s'adresser à l'internaute (ton familier, technique, usage du "vous" ou pas, etc.) pour être en parfaite cohérence avec l'identité de la marketplace. Autres éléments importants à faire remonter régulièrement des vendeurs : les photos de produits, schémas techniques et les éventuelles documentations, indispensables pour convaincre les acheteurs.

Pour répondre à l'ensemble de ces exigences, une phase d'accompagnement des vendeurs pourra se révéler nécessaire, afin de leur permettre de monter en compétence et de tenir les délais. L'actualisation et l'enrichissement quotidiens de la marketplace constituent des enjeux stratégiques et des axes de différenciation, à développer sur le long terme.

 

Contrôlez régulièrement la qualité de vos fiches produits

Au niveau de l'opérateur ou de son partenaire, pour faire le contrôle des flux de fiches produits, un contrôle qualité rigoureux devra être mis en place et correctement dimensionné (mode picking ou plus exhaustif). C'est un point de vigilance important, sur lequel Webhelp Digital & Marketing Services peut apporter son expertise.

Suivant le modèle d'organisation choisi, le contrôle se fera par marque, par catégorie de produits, ou par vendeur. Les flux récupérés, une fois validés ou corrigés, pourront être publiés directement sur la marketplace, ou adressés à l'opérateur (ou partenaire, outsourceur) pour un ultime contrôle avant la mise en ligne.

 

N'acceptez aucun compromis sur votre identité de marque

Certes, il faut récupérer et republier les fiches produits des vendeurs... mais la marque ne doit jamais s'exposer à un risque d'image. Concrètement, l'identité de marque doit être suffisamment claire et affirmée pour que les vendeurs puissent l'adopter facilement. En termes d'image de marque, l'amateurisme ou les incompréhensions de quelques vendeurs peuvent porter préjudice à l'ensemble de la marketplace.

Ces impératifs d'excellence reposent, à la fois, sur la qualité de l'identité éditoriale et sur celle de l'expérience client. Là aussi, les exigences doivent être élevées, dès le lancement de la marketplace, ce qui peut supposer un accompagnement spécifique et ponctuel. Tout compromis sur ces dimensions fondamentales entraîne un risque commercial, à court ou long terme.

 

N'hésitez pas à vous inspirer du B2C

 

On entend souvent parler des différences entre les pratiques d'achat B2B et B2C alors qu' elles s'estompent de plus en plus. On assiste à une consumérisation de l'acheteur B2B -qui est lui-même acheteur B2C et en apprécie la qualité d'expérience (fluidité, simplicité de paiement, conseils d'utilisateurs, notations et commentaires sur les produits, etc.).

A contrario, les modalités imposées par l'e-commerce B2B apparaissent comme des archaïsmes : demander un devis pour connaître un prix, jongler entre les canaux pour obtenir une information complémentaire (téléphone, courriers signés, fax...), complexité pour créer un compte, etc.

Les meilleurs sites B2B ont passé ce stade et s'inspirent explicitement des bonnes pratiques des sites B2C. Il reste cependant un écueil : les contraintes logistiques imposées par certains grands comptes sont parfois éliminatoires. (Exemple : dans une tour de 50 étages, il faut livrer chaque bureau individuellement : quel acteur B2C en est capable aujourd'hui ?)

En résumé, le potentiel du marché du B2B est énorme : les fameuses "habitudes d'achat ancrées" pourraient changer très vite -les courbes d'adoption de nouveaux comportements d'achat se modifiant très rapidement aujourd'hui. Attention à ne pas se créer de barrières mentales, en pariant sur l'incapacité du B2B à se réinventer sur Internet ! La marketplace s'impose comme un nouveau paradigme venant bousculer ces marchés. Cela n'a pris que 6 à 8 ans sur le B2C et l'on peut parier que ce délai sera largement inférieur sur le B2B.

 

Restez cohérents, de bout en bout

Après plusieurs années d'activité, certaines marketplaces finissent pourtant par fermer... La raison repose bien souvent sur leur incapacité à organiser de façon cohérente leur expérience client.

Les clients ne pardonnent pas les incohérences entre la promesse de marque, le réseau de magasins, et les pratiques des vendeurs de la marketplace. Ils s'attendent, par exemple, à ce qu'un produit acheté sur la marketplace puisse être livré, repris, échangé ou remboursé en magasin. Ou que des coupons soient utilisables sans restrictions. Toutes ces questions doivent avoir été étudiées à fond en amont, même si les réponses peuvent être apportées de façon progressive dans le temps.

 

 

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[Marketplace] 6 questions à Frédéric Gente, directeur général de Cacic

Comment aider à réduire les coûts et rationnaliser et optimiser les approvisionnements des achats dans le secteur de sa Market place ?

Fondée en 1976, la Cacic est le leader des centrales de référencement dans le secteur santé. Elle regroupe plus de 2 170 établissements adhérents, tous établissements de santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite). Pour eux, elle négocie les meilleurs tarifs d’achat sur tous les produits dont ils ont besoin, soit près de 150 000 références. Elle aide également ces établissements à rationaliser les achats, et optimiser la chaîne d’approvisionnement.

La Cacic, c’est deux sites web. Un généraliste sur lequel les adhérents peuvent passer des commandes, qui sont alors transférées aux fournisseurs. Ce site ne possède pas de service de paiement et Cacic touche simplement une commission. Et un second site ouvert en 2013 sur le modèle marketplace.

Frédéric Cacic, directeur général de Cacic nous parle de ce second site.

 

Quel est le niveau d'informatisation des processus d'achats dans les établissements de santé ?

 

[…]Les établissements de santé français sont déjà bien placés en matière de numérisation des équipements de santé (radiographies numériques, IRM, scanners, aide à la décision...). Et une seconde révolution est en cours, du côté de l'informatique et des process d'achat et de référencement. Des schémas directeurs informatiques se mettent en place ou se perfectionnent : gestion de bases de données, dématérialisation, codifications et classifications, tableaux de bords, etc. Dans ce cadre, nous développons des outils logiciels spécifiques, en particulier avec Expertime Consulting (lien vers expertime consulting).

 

Dans les établissements de santé, quelles sont les pratiques d'achat en vigueur ?

 

On constate que l'usage du fax est encore assez développé, et qu'il concerne même de grands établissements. De façon générale, pour les 2/3 des établissements, les tableaux de bord -quand ils existent -ne permettent pas d'identifier facilement certains postes de dépenses ou certaines tendances (l'évaluation volume/valeur, sur 12 mois, d'une catégorie de médicaments, par exemple). Ce qui empêche de procéder à certains ajustements ou à des mises en concurrence.

Autre difficulté typique : l'atomisation des commandes. Rappelons qu'en moyenne, une clinique a environ 300 fournisseurs de médicaments et de dispositifs médicaux. Ceux-ci constituent son premier poste de dépenses -parfois même avant le poste salarial.

Pour accompagner ces établissements, nous leur demandons d'identifier les 10 fournisseurs les plus importants (en nombre de commandes annuelles). Dans certains cas, cela leur permet de prendre immédiatement conscience de cette atomisation : typiquement, près de 300 commandes, dans l'année, à un même fournisseur !

Bien évidemment, cette atomisation des commandes a son corollaire : des livraisons trop nombreuses. Elles mobilisent à tout instant du personnel, sur des charges sans intérêt médical, et désorganisent momentanément les services. Côté comptabilité, ce sont des centaines de factures et de suivi de commandes à gérer. Et autant de paiements à effectuer, côté trésorerie...

 

Que préconisez-vous pour réduire ces coûts indirects ?

 

Pour réduire l'ensemble de ce coût financier et humain, notre préconisation est de gérer une seule commande mensuelle -en conformité avec la Loi de Modernisation de l'Economie qui a imposé le paiement à 30 jours. La commande s'établit en début de mois, et le paiement de ce qui a été consommé s'effectue en fin de mois.

Au final, les économies réalisées peuvent être considérables -en particulier dans l'exemple précédent des 300 fournisseurs, où les coûts indirects sont élevés. Sur la plateforme marketplace, quand on passe à un rythme d'1 à 2 commandes mensuelles, on estime la baisse des coûts annuels à au moins 15 %, dont les 2/3 ou les 3/4 concernent principalement les coûts salariaux. Et cela sans grands efforts de réorganisation !

 

En quoi votre marketplace contribue-t-elle aux efforts de rationalisation des établissements de santé français ?

 

Avec des achats groupés, notre marketplace permet aux établissements de rationaliser et, in fine, de réduire leurs dépenses : optimisation des équipes, meilleure allocation des équivalents temps plein, optimisation du rythme des commandes, meilleure gestion de la trésorerie et des stocks, etc.

L'affichage du stock de produits disponibles se fait en temps réel -ce qui est très apprécié de nos clients, parfois habitués à recevoir des commandes assez incomplètes. De plus, il faut tenir compte du fait que, pour un même produit, il devient facile d'identifier rapidement le moins coûteux.

Dans les cliniques et les hôpitaux, les pharmaciens sont les seuls habilités à acheter. Nous constatons une accélération de leurs demandes pour adopter nos procédures d'achat dématérialisées (EDI). Nous sommes aujourd'hui à environ 2,5 demandes mensuelles, alors qu'il y a 4 ans, elles étaient au maximum d'1 trimestrielle.

 

Comment se déroule l'accompagnement de vos adhérents ?

Nous considérons que notre mission essentielle est de transmettre une culture gestionnaire, qui repose sur des tableaux de bord explicites, des méthodes simples et éprouvées, des outils numériques productifs et des bases de données normatives.

Des mailings d'information sont diffusés à nos adhérents mais nous organisons aussi des dizaines de formations, en présentiel et en e-learning, qui ne sont pas facturées. Et dans une logique d'amélioration continue, nous soumettons des questionnaires de satisfaction à nos adhérents.

Nous avons 4 niveaux d'intervention ou étapes, qui ne sont pas facturés aux établissements, et que nous sommes seuls à proposer sur le marché :

 

1 - L'optimisation des bases de données

L'établissement nous confie ses bases de données, avec l'intégralité des champs normatifs associés. Nous procédons à leur analyse -qui révèle généralement un manque d'optimisation -puis nous les restructurons complètement. Ce travail se fait en coordination étroite avec le pharmacien de l'établissement, seul habilité légalement à gérer une base de données de santé. Après son feu vert, nous installons la base rénovée sur son système.

 

2 - L'analyse qualitative des bases de données

Grâce à des outils d'analytics et de data visualisation, nous élaborons des tableaux de bord permettant de détecter certains phénomènes. Cela nous permet d'attirer l'attention du pharmacien sur des actions de rationalisation possibles.

3 - La création d'un livret thérapeutique

Cet outil logiciel permet au pharmacien de regrouper et de commander ses références les plus usuelles, sur nos plateformes, sans être contraint de les rechercher individuellement.

 

4 - La dématérialisation

Nous prenons en charge le développement des interfaces qui vont permettre le dialogue entre l'ensemble des bases de données de l'établissement. Cela donne au pharmacien la possibilité d'entrer dans une logique de dématérialisation, avec tous ses avantages (édition et envoi de documents, traçabilité, production de statistiques...). A ce stade, toute la complexité est prise en charge par le nouveau système -le pharmacien dispose d'un tableau de bord et d'outils d'analyse simples et efficaces : il a enfin le contrôle total de ses activités d'achat.

Au quotidien, nous remarquons que les principales réticences au déploiement d'un nouveau schéma directeur sont liées aux représentations individuelles -les personnes qui utilisent déjà des sites d'e-commerce B2C n'ont aucune peine à imaginer les gains possibles avec notre solution marketplace.

Nous avons la chance de travailler avec des professionnels de la santé, c'est-à-dire avec des scientifiques. Bien que leur culture universitaire ne soit généralement pas celle de gestionnaires, ils appréhendent parfaitement ce que rationalisation veut dire !

 

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Externaliser sa gestion du poste client pour dynamiser son business

En ce qui concerne la fonction de gestion du poste client et ses implications à l’échelle internationale, vous êtes confrontés à de multiples processus nécessitant un vaste éventail de compétences, contrats, assurances et systèmes à coordonner:

Identification des clients, évaluation du risque, notation, assurance-crédit et décisions en matière de limite de crédit

  • Décisions en matière de conditions et mode de paiement
  • Enregistrement et traitement des commandes
  • Processus de relance
  • Service client, règlement des problèmes et gestion des réclamations
  • Gestion et transfert des encaissements
  • Procédures judiciaires et pré-judiciaires
  • Analyse des causes des problèmes rencontrés et recherche des solutions pour le futur.

 

Résultats et avantages

Grâce à l’impact de l’externalisation de la fonction de gestion des créances, nos clients partagent les avantages suivants :

  • Une base de clientèle de meilleure qualité
  • Une augmentation de la satisfaction client
  • Une diminution des coûts internes
  • Une augmentation du chiffre d’affaires
  • Une amélioration du délai de paiement des clients
  • Une diminution des contentieux et des litiges avec les clients.

 

Impact sur votre organisation

Les entreprises sont de plus en plus sensibles à l’aspect stratégique de leur situation de trésorerie, donc à la gestion de leurs créances.

Pendant les périodes de crise, « Cash is King » et sa situation devient plus importante que les résultats eux-mêmes. La politique de recouvrement des créances fait maintenant partie des priorités de nombreux chefs d’entreprise, car c’est là que réside l’équilibre entre risque et rémunération du risque.

  • Quel niveau de risque client suis-je disposé à accepter ?
  • Quelles conditions suis-je prêt à accorder à mes clients ?
  • Quelle attitude adopter face aux problèmes de paiement ?

 

Ceci est directement lié aux changements mis en place au sein de nombreuses entreprises innovantes pour s’adapter au nouveau contexte commercial :

  • Se concentrer sur l’activité de base
  • Rationaliser les coûts
  • Profiter de l’expérience et des compétences uniques d’un partenaire
  • Accroître sa flexibilité
  • Concentrer la gestion et les investissements sur les fonctions stratégiques
  • Simplifier les processus non stratégiques.

 

Les impacts positifs sur l’organisation des entreprises sont :

  • Un accès immédiat aux processus et aux outils les plus avancés
  • Un modèle de coûts variables
  • L’amélioration de la situation de trésorerie
  • Une meilleure image de présence professionnelle sur les marchés internationaux.