E-commerce B2B à l’international : 5 erreurs à éviter et 5 bonnes pratiques

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Petites ou grandes, les entreprises B2B sont de plus en plus nombreuses à vouloir se lancer à l'international, grâce à une plateforme e-commerce. Pour se donner les meilleures chances de réussite, voici les mises en garde et les conseils d'Axel Mouquet, directeur du développement de Webhelp Payment Services.

Chez Webhelp Payment Services, nous connaissons bien l'international : 80% de nos paiements (1 milliards d'€ par an) sont encaissés hors de France pour le compte de vendeurs B2B. Nous couvrons 35 pays via 11 filiales régionales.

En tant qu'établissement de paiement, Webhelp Payment Services accompagne ses clients dans la définition et la gestion de leur stratégie de paiement B2B. L'objectif commun étant d'améliorer l'expérience client et de développer un business sécurisé.

Pour cela, nous offrons des services de gestion du risque, des transactions et des impayés. Nous accompagnons à l'international des marques comme Conrad, Aniel, IPH, Procsea, Conforama, Le Duff, Le marché de Rungis, etc.

De notre pratique quotidienne et de notre observation du marché, nous avons déduit 5 erreurs à éviter :

 

  1. La stratégie du "tout international / tout de suite". On veut se lancer dans plusieurs pays à la fois, au lieu de faire un déploiement progressif (qui serait plus recommandé comme nous le verrons plus bas !). Dans ce modèle erroné, on part souvent du site e-commerce français ou du site de référence, et on tente de le décliner simultanément, à l'identique, dans toutes les langues ou pays. Pour cela, typiquement, on va mandater de simples traducteurs. Il y a gros à parier que ça ne marchera pas !

 

  1. Des ouvertures successives en "copier-coller". Dans cette variante du modèle erroné précédent, on procède pays par pays, mais on "copie-colle" d'un site au suivant. Attention, encore une fois, les spécificités nationales sont très marquées en B2B ! Il convient de connaître et de respecter la réglementation, mais aussi les habitudes professionnelles, les cycles de décision et les circuits de validation d'une commande, par exemple. Il n'est donc pas raisonnable de ne pas repenser le site - et les parcours clients - pour chaque pays ou région.

 

  1. Tout miser sur les adwords. C'est peut-être la plus coûteuse des stratégies : l'entreprise investit de grosses sommes sur l'achat d'adwords, en espérant capter la demande. Bien sûr, le marketing digital ne doit pas être négligé ou supprimé... mais les contacts humains non plus ! En B2B, la création d'une relation de confiance - entre professionnels - est cruciale, surtout en début d'activité. Une stratégie de déploiement de commerciaux sur le terrain, ou opérant dans la langue, doit être pensée. Ensuite, le dosage entre le digital et le terrain doit être régulièrement ajusté.

 

  1. L'hyper-centralisation. Votre entreprise est basée à Paris, Lyon ou Bordeaux ? C'est de là que vont partir toutes les opérations internationales. Répétons-le : en B2B, une proximité réelle avec les clients doit être mise en place. Et ces clients essaieront de vérifier qu'elle est bien proposée, ne serait-ce qu'au niveau commercial ou logistique. En B2B, le digital n'efface jamais complètement les frontières !

 

  1. L'uniformisation des conditions de paiement. Pour aller plus vite dans le déploiement international d'une plateforme e-commerce B2B, il est tentant de standardiser les conditions de paiement. Mais l'expérience montre que, même en Europe, il existe des différences importantes - et que certaines pourraient vous mettre en risque. Ces différences portent sur les conditions de paiement, le respect des délais de paiement, les aspects réglementaires du marché, etc. Il faut aussi tenir compte de la concurrence, des prix, des produits et services proposés. Quant au risque client, son étude est déterminante en B2B - Webhelp disposant d'une palette de solutions adaptées à l'international.

 

En résumé, notre recommandation serait, à la fois, de ne pas disperser ses moyens et de faire du sur-mesure. Pour aller à l'international, vous devrez identifier les facteurs clés du succès, dans chaque pays, et concentrer vos efforts dessus.

 

Et voici 5 exemples de ce qui marche plutôt bien, sur la base de l'accompagnement de nos clients B2B à l'international.

 

  1. Adopter un déploiement progressif et adaptatif. L'idée est d'être réaliste, de commencer par le pays ou la région qui semble présenter le moins de difficultés opérationnelles. Puis d'en tirer tous les enseignements avant de se déployer ailleurs. Chaque fois, il faut se donner le temps de comprendre les spécificités de chaque demande locale. Une approche de co-design et de co-construction, très réfléchie et localisée, devrait être mise en place.

 

  1. Exploiter le modèle marketplace. Le modèle marketplace a largement fait ses preuves en B2C et il constitue désormais une opportunité exceptionnelle en B2B - tous les outils et méthodologies étant disponibles. Cette stratégie vous permet de construire votre offre localement, en minimisant les risques, les investissements, et les difficultés logistiques. Avec la possibilité d'embarquer des vendeurs déjà implantés, solides, et de bonne réputation. Chez Webhelp, nous considérons que ce modèle est en train de s'imposer et qu'il doit être soigneusement examiné : autrement dit, il faut de très bonnes raisons pour ne pas adopter un schéma d'organisation en marketplace !

 

  1. Se donner des stratégies de paiement localisées. C'est le métier de Webhelp Payment Services : étudier, mettre en place, et gérer le circuit complet de paiement, et éventuellement d'assurance-crédit. En sécurisant le business model, pour le pays considéré, et en tenant compte des risques clients spécifiques. Dans ce cadre, nous sommes en capacité de déployer des solutions sur-mesure, suivant un principe de répartition des bénéfices/risques traditionnel ou mutualisé.

 

  1. Bâtir localement, avec des partenaires internationaux. La connaissance fine des pratiques B2B du pays ou de la région est une condition clé de succès. Se donner la capacité d'identifier et de travailler avec des partenaires internationaux apporte un avantage décisif. Surtout si les objectifs de croissance - organique ou externe - sont ambitieux.

 

  1. Développer une force commerciale locale. Nous l'avons vu, en B2B, le digital ne fait pas tout. Pensez à déployer progressivement des forces commerciales sur le terrain.

 

 

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Néo-banques, fintechs, assurtechs… Les 3 conseils d’Olivier Poggioli

L'année 2018 sera sans doute déterminante dans les domaines des néo-banques, des fintechs, des assurtechs et des regtechs. De nouvelles technologies et de nouveaux entrants vont redistribuer les cartes. Olivier Poggioli, directeur de la business unit Services Financiers chez webhelp, partage ses analyses et ses conseils pratiques.

  1. Les secteurs de la banque mobile et des néo-banques ont connu de forts développements en France. Comment voyez-vous la nouvelle année sur ce plan ?

 

Pour le savoir, il me semble utile de regarder une récente étude Wavestone : elle établit qu'il existe un écart croissant entre les grandes banques internationales et la plupart des établissements français de banques en ligne.L'étude précise que les banques les moins bien classées « multiplient les irritants qui dégradent l'expérience proposée au client ».

A l'inverse, les établissements les mieux classés se distinguent par leurs fonctionnalités, plus nombreuses ou plus « visionnaires ». Et leurs services sont caractérisés par une expérience utilisateur inspirée par les standards actuels : ceux des géants de l'internet.

Pour cette année 2018, qui sera sans doute cruciale pour de nombreux acteurs bancaires et financiers, il est donc recommandé de focaliser ses efforts sur ce qui marche vraiment : un design épuré et une navigation simplifiée, repérer et supprimer les irritants et, autant que possible, fournir des services en temps réel.

 

  1. En quoi l'expérience utilisateur devient-elle stratégique dans les secteurs des néo-banques, des fintechs et des assurtechs ?

 

Il faudrait ajouter les regtechs, qui connaissent une évolution similaire : l’amélioration continue, quasi-obsessionnelle, de l’expérience utilisateur. Dans ce domaine, il me paraît naturel de rappeler que Webhelp a concentré une forte expertise.

De même que les néo-banques s'organisent autour de la promesse de rester centrées sur le client, Webhelp optimise chaque jour des millions d'interactions entre les marques et leurs prospects ou clients. Ce qui passe par la recherche systématisée de nouveaux usages, de nouvelles conditions d’utilisation, et d'une plus grande simplicité d'utilisation.

Soulignons que, grâce aux outils statistiques et à l'Intelligence artificielle, l'optimisation des parcours clients se rapproche progressivement d'une discipline scientifique.

En pratique, dans les métiers évoqués, les acteurs doivent donc anticiper sur ce que devra être toute leur relation client, pour bien coller avec leur promesse de départ. On ne peut plus se contenter d’une bonne idée technique ou d’un outil performant : tout l’environnement est à construire pour un maximum de chances de réussite.

Bien sûr, l'année 2018 sera marquée par de nouvelles réglementations, comme la GDPR... Ces nouvelles contraintes doivent être respectées, et même mises à profit. Mais elles ne doivent surtout pas éclipser les priorités liées à l'optimisation continue de l'expérience utilisateur.

  1. Du côté de la relation client, quels seraient les canaux à privilégier ?

 

Disons qu'aujourd'hui tous les canaux interagissent : nous sommes à l'heure de l'omnicanal, par opposition avec le multi-canal qui n’était que la juxtaposition des différents canaux de communication.

Du coup, dans les métiers évoqués, cet impératif d’une relation client omnicanal oblige les marques à considérer l’intégralité de leurs contacts clients sous l’angle de cette promesse de simplicité d'interaction.

Par exemple, une banque ne peut plus se présenter comme mobile et simple si seule son application l’est - et pas le service client téléphonique, ou l’assistance technique, ou le tchat, ou le chatbot...

Et inversement, une banque mobile ne peut plus exiger qu’on passe par un site web conçu « a priori » pour un PC.

Quant aux enjeux du phygital, c'est-à-dire à la bonne répartition entre les relations digitales et les relations en agence, ils sont désormais bien compris par les principaux acteurs. C'est entendu : les contacts client en agence sont de plus en plus rares.

Mais ce qui reste important à mettre en place, c'est un parfait dosage humain-digital, c'est-à-dire se mettre en capacité de proposer une relation qui ne supprime pas la relation humaine, mais qui au contraire lui fasse créer de la valeur. Cela passe par la voix et par de nouveaux canaux, comme la visio.

L'année 2018 sera sans doute marquée par de grandes avancées dans tous ces domaines... et par des prises d'avantages déterminants. L'expérience utilisateur sera au coeur de toutes les batailles.

A lire

Notre série d'articles sur les regtechs, notre Livre blanc sur les chatbots


Success story : comment Samsung a été Élu Service Client de l’Année 2018

Samsung a reçu la prestigieuse distinction Élu Service Client de l'Année 2018 (ESCDA) sur ses 3 lignes de produits principales, remportant le prix du «Constructeur électronique grand public». Alexandra Oprisan, directrice de compte chez Webhelp, raconte comment les équipes de Samsung et Webhelp ont créé ensemble cette dynamique de succès.

 

Un vrai travail d'équipes ! "C'est en février 2017 que Samsung nous a fait part de sa volonté de participer au concours : Elu Service Client de l’Année 2018. Nous étions heureux d'y participer et nous avons rapidement émis nos recommandations", explique Alexandra Oprisan, directrice de compte chez Webhelp.

 

En tant que constructeur, Samsung concourait dans 3 catégories : smartphone-tablette, TV-son-vidéo, et gros électroménager.

 

Fin octobre, le verdict tombe : Samsung est 3 fois récompensé, avec une note moyenne de 15,2 sur 20 !

 

Le concours s'est déroulé entre le 2 mai et le 7 juillet 2017. Pendant cette période, 675 tests mystères ont été lancés, soit 225 tests par catégorie, sur les principaux canaux de relation client de Samsung (téléphone, email, chat, site web et Facebook).

 

70 critères évalués

 

Au total, 70 critères ont été évalués - réactivité, empathie, personnalisation, qualité de la réponse... - en conformité avec la norme européenne EN NF 15838.

 

"A Bucarest, nos équipes de conseillers Samsung - environ 75 équivalents temps plein - ont été chargées des activités digitales : chat, emails, et emails issus de l'application Samsung Members", précise Alexandra Oprisan. Ce prix ESCDA est partagé avec un second prestataire, mandaté par Samsung pour la gestion des appels téléphoniques.

 

"Au début, pour le chat, nous avons dû assurer une disponibilité proche de 95%, avec un délai de réponse inférieur à 1 minute, pendant 6 jours par semaine, entre les tranches horaires XX et XX. Ensuite, dans le cadre du concours, Samsung nous a demandé de monter à 100%", ajoute Alexandra Oprisan.

 

Attention, pour chaque contact, le concours stipulait que tout dépassement du délai de réponse imparti entrainerait une note de zéro !

 

Une coordination exceptionnelle entre les équipes de Samsung et de Webhelp Bucarest

 

Pour atteindre ces objectifs élevés, tous les agents impliqués dans la team Samsung ont suivi une formation initiale spécifique. Ils ont ensuite commencé leur activité en gérant les emails. Et dès qu'ils ont pu démontrer une bonne pertinence et une bonne réactivité, ils ont aussi traité le chat.

 

"Chaque étape de ce parcours professionnel a donné lieu à une certification, remise par Webhelp ou par Samsung suivant les cas. Comme à l'habitude chez Webhelp, ces certifications sont remises à l'issue d'un contrôle par une personne tierce, et non par le formateur impliqué", précise Alexandra Oprisan.

 

Les équipes de conseillers ont été renforcées pendant la période du concours. Elles étaient épaulées par un contrôleur qualité et un expert métier, issus de la promotion interne de Webhelp Bucarest.

 

"En collaboration avec Samsung, nous avons ajusté nos process pour qu'ils s'adaptent parfaitement aux critères du concours, poursuit Alexandra Oprisan. Nous avons aussi impliqué notre département interne Amélioration continue. Il est notamment intervenu sur les aspects génériques, comme la personnalisation et l'écriture correcte des messages de réponse."

 

Pour maintenir un bon climat d'émulation, les conseillers participaient à un concours interne hebdomadaire. Les meilleures performances ou les meilleures progressions étaient ainsi mises à l'honneur.

 

"Les points et les visites hebdomadaires des experts de Samsung, sur nos plateaux, ont beaucoup contribué à cette performance. La distinction reçue par Samsung repose sur une excellente préparation et une coordination constante avec les équipes de Webhelp", conclut avec satisfaction Alexandra Oprisan.

 

Note : c'est sur le site Webhelp de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, que sont traitées les activités pour les clients B2B de Samsung.


NRF 2018 : les startups et tendances à suivre

La NRF 2018 s'est déroulée du 14 au 16 janvier 2018, à New York. Les startups et les tendances qui s'en dégagent cette année, analysées par Martial Frugier, directeur de la business unit Retail, E-commerce et Transport chez Webhelp.

 

Pour la 2ème année consécutive, Business France a invité des startups françaises sur son stand French Tech à la National Retail Federation 2018 - Retail's Big Show. Parmi les 12 gagnantes, on remarquera :

 

  • iAdvize : la plateforme de marketing conversationnel qui met en relation des experts et des clients via une messagerie instantanée
  • Alcméon : qui propose un outil conversationnel intelligent, ainsi que des fonctions de Social CRM et de Social Selling
  • AB Tasty : la plateforme d'optimisation des conversions, notamment grâce à des tests A/B

 

  • Vekia : la solution de supply chain optimisée par une Intelligence Artificielle
  • Simplifield : la solution mobile pour piloter les opérations terrain (entre les magasins, les équipes terrain et le siège) et collecter les données clés.

Comme le souligne Martial Frugier, directeur de la business unit Retail, E-commerce et Transport chez Webhelp : "Les 3 premières startups citées avaient été sélectionnées par Webhelp lors du salon VivaTech 2016. Une grande proximité avec les startups, françaises et internationales, est aujourd'hui indispensable pour comprendre et anticiper les évolutions du retail". (Voir à ce sujet : 50 startups sélectionnées par Webhelp pour le salon Viva Technology.)

 

Technologies : l'âge de raison ?

 

Á la NRF 2018, on voit que la technologie continue de s'imposer progressivement dans le retail, tant au niveau digital que physique. C'est notamment le cas avec l'Intelligence Artificielle (IA), qui  s'immisce un peu partout.

 

"On retrouve l'IA dans l'optimisation des ventes et la prévision des stocks, et elle est également à l'oeuvre dans les nombreux chatbots présentés. On la voit aussi se développer dans la robotisation de la supply chain - robotisation dont la pertinence économique semble avérée*", observe Martial Frugier.

 

De nombreuses technologies, déjà identifiées en 2017, continuent leur essor (Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, reconnaissance faciale, IoT, RFID...). Mais Martial Frugier tempère :"La technologie dans le retail serait-elle en train de s'assagir et de mûrir ? Va-t-on sortir d'une période de surenchère technologique, et même de "Junk Tech" centrée sur des gadgets, pour revenir à la raison ? Nous partageons le point de vue exprimé dans Maddyness par Benjamin Zenou, président et cofondateur de SimpliField : l'innovation technologique n'a de sens et d'impact que quand elle se place au service de l’expérience client !".

 

Opinionway : comportements d'achats des Français et des Américains

 

Si votre activité B2C concerne les Français et les Américains, consultez l'étude Opinionway USA-France : Les comportements d’achats comparés, réalisée spécialement pour la NRF French Party 2018. On y trouve de surprenantes ressemblances (37% des Américains et des Français ne sont pas disposés à payer plus pour un produit fabriqué dans leurs pays respectifs), et de grandes différences (au moment d'acheter, 63% des Français accordent de l'importance aux avis ou recommandations, contre 77% des Américains).

 

*Des robots et des hommes. Pour une vision confiante de la logistique 2025 (étude Roland Berger).

 

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Colorie ma vie : pour les enfants orphelins de Madagascar

Entretien avec Stéphanie Langard, présidente de l'association Colorie ma vie, soutenue par la Fondation Webhelp SHARED.

 

Elle n'a pas encore 2 ans : c'est la plus petite de la maison. Chaque matin, quand ses frères et soeurs partent à l'école, on la voit chanter et danser toute seule. Elle profite de tout l'espace !

 

"Donner une seconde chance à ces enfants orphelins : c'est l'unique volonté de Françoise, la fondatrice de notre association", explique Stéphanie Langard, présidente de Colorie ma vie... et fille de Françoise.

 

"Les liens entre notre famille et Madagascar remontent à 1988. Mes parents avaient alors 3 enfants et ont décidé d'en adopter d'autres. Au fil des années et des voyages entre la France et Madagascar, ils en ont adopté 14. En 1999, pour éviter ces allers-retours, toute la famille s'est installée sur la Grande Île. Avec un projet dans ses bagages : monter une structure d'accueil pour les orphelins de la police", raconte Stéphanie Langard.

Quelques mois plus tard, les premiers enfants sont accueillis. L'établissement existe encore, autogéré par la police Malgache.

 

En 2010, Françoise et ses 3 aînés décident de créer un autre centre, à Antananarivo, dans le cadre d'une association française de solidarité internationale. Le centre et l'association portent le même nom évocateur : Colorie ma vie.

 

"La maison abrite 42 enfants, dont quelques-uns ont été accueillis il y a 10 ou 12 ans. Le plus âgé a 21 ans : ils vont presque tous à l'école ou au lycée. Une seule est déjà sortie du cadre scolaire et a trouvé un travail. Elle vit encore avec nous.", précise Stéphanie Langard.

L'association est habilitée à lever des fonds en France, auprès de particuliers, d'entreprises ou de fondations, comme la Fondation SHARED* de Webhelp qui a participé au financement des fournitures scolaires en 2016 et 2017.

 

"Ici, les enfants ne se considèrent pas comme dans un centre mais dans une famille. D'ailleurs, Françoise, ils l'appellent "maman". Les plus grands ont chacun leur "bébé" attitré, auquel ils sont très attachés. Ils sont tous frères et soeurs", ajoute avec satisfaction Stéphanie Langard.

Il est 16 h 30 : tous les enfants sont rentrés et commencent leurs devoirs. Ils iront bientôt prendre leur douche et dîner tous ensemble. Puis ce sera la lecture du soir et tout le monde ira se coucher. Comme dans une grande et belle famille.

Avec beaucoup d'engagement et un peu de soutien, la vie peut retrouver ses plus belles couleurs !

 

*Fondée en 2015, la Fondation Webhelp SHARED (Solidarity, Humanitarian Aid, Recognition, Environment, Diversity) est présidée par Vincent Bernard. Elle bénéficie des conseils et est placée sous le contrôle financier de la Fondation de France. Les projets qu'elle soutient - et notamment celui de l'association Colorie ma vie - sont ouverts aux collaborateurs et aux partenaires de Webhelp.

 

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Mutuelles santé, télémédecine… comment Direct Medica optimise le parcours des patients

Bien connue dans les métiers de la relation client, la notion de "parcours client" a ses équivalents dans le domaine médical. L'optimisation de ces parcours est soumise à de forts enjeux et à des contraintes très spécifiques. D'où la nécessité de développer de nouveaux outils et de nouvelles approches, comme l'explique Jérôme Stevens, co-fondateur et DG de Direct Medica*.

 

Il n'y a pas de maladies, il n'y a que des malades ! Ce principe, qui est l'une des bases du serment d'Hippocrate, impose de considérer chaque patient de façon singulière. Et donc d'élaborer, pour chacun, le parcours permettant de viser une meilleure santé.

En pratique, on distingue 2 types d'accompagnement (care management) :

  • les programmes patients, qui se déroulent dans un cadre thérapeutique (un suivi d'hospitalisation, par exemple),
  • les programmes santé, qui consistent à suivre une personne au cours d'un programme de prévention (programme anti-tabac, par exemple).

 

"La mise en place de programmes individualisés de care management est une tendance lourde, explique Jérôme Stevens. Ils répondent à un triple objectif : améliorer l'efficacité des traitements ou des actions préventives, réduire leur coût, et obtenir une excellente satisfaction des personnes suivies."

Des attentes élevées, auxquelles Direct Medica apporte des solutions probantes :

  • dans le traitement du cancer de la prostate, le suivi a réduit jusqu’à 75% les complications et amélioré la survie des patients,
  • dans le cadre d'une démarche préventive, initiée par une mutuelle santé, chaque personne suivie a pu être orientée vers le programme de coaching santé le mieux adapté à son profil, parmi 18 programmes.

 

"De tels résultats sont obtenus grâce à la combinaison de plusieurs expertises et outils, ajoute Jérôme Stevens. Pour chaque problématique rencontrée, nous élaborons le ou les parcours le mieux adapté."

 

Pour exemple, les expertises et outils développés par Direct Medica sont du domaine de :

  • l'analyse de données : par exemple pour sélectionner le meilleur parcours de coaching santé, sur la base d'un questionnaire rempli par la personne suivie,
  • la gestion d'objets connectés : de plus en plus utilisés dans le domaine médical et préventif, afin d'automatiser le relevé de certaines données médicales, suite à une hospitalisation par exemple,
  • l'intelligence artificielle : par exemple pour élaborer un algorithme prédictif de l'évolution d'un traitement et identifier les patients à risque (notamment le risque de ne pas suivre correctement le traitement, la détection précoce d'une mauvaise réaction au traitement, etc.),
  • la télémédecine : Direct Medica disposant du double agrément : téléconsultation et téléprescription.

 

"Depuis la création de Direct Medica, en 2000, nous avons progressivement élaboré une approche hybride, unique sur le marché", précise Jérôme Stevens.

Suivant le besoin, cette approche hybride ou multicanale consiste à associer :

  • des solutions digitales de dialogues (autoquestionnaire patient, chat bot, appli smart phone),
  • un suivi au téléphone (par une infirmière, un coach, un diététicien...),
  • des visites à domicile d'infirmières (quand certains signaux d'alerte se manifestent),
  • Des interfaces sécurisées de données avec les professionnels de santé de ville, les laboratoires de biologie, ou les SI hospitaliers.

 

Bien orchestrée, cette approche multicanale permet d'obtenir de bons résultats : un retour accéléré des patients hospitalisés à leur domicile, une meilleure adhésion au traitement, une réduction des complications post-hospitalisation, etc.

Elle profite, sous une forme ou une autre, à plus de 100 000 patients chaque année.

 

Au moment de conclure, Jérôme Stevens souligne : "La satisfaction des patients est l'un de nos principaux objectifs et motifs de satisfaction. Elle repose, à la fois, sur la qualité du service médical et sur les qualités professionnelles - notamment l'écoute et l'empathie - de nos infirmières et conseillers de santé". L'humain reste au centre de la pratique médicale !

*Direct Medica a rejoint le Groupe Webhelp en juin 2017. Fondé en 2000 par Jean-Christian Kipp, Sophie Kerob et Jerôme Stevens, Direct Medica est le leader en France de la relation multicanal entre acteurs de Santé (patients, laboratoires pharmaceutiques, établissements hospitaliers, mutuelles, acteurs institutionnels et pouvoirs publics). Direct Medica intervient principalement sur 3 métiers : Medication Sales (vente de médicaments auprès de 22.000 pharmaciens) ; Medication Promotion (promotion de médicaments auprès d’environ 60.000 médecins) ; Care Management (programmes patients et activités réglementaires, par exemple la prise en charge de la ligne Tabac Info Services et de l’InfoMed – numéro d’appel figurant sur les médicaments). Voir aussi : Webhelp acquiert Direct Medica (9 juin 2017)

 

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