Un CA de 20 milliards d’euros et plus de 40 millions de véhicules : l’assurance auto française pèse lourd ! « De solides compagnies d’assurance sont ancrées sur ce marché historique, mais ce serait une erreur de penser qu’elles sont statiques ou attentistes. Au contraire elles déploient régulièrement de nouvelles offres, comme le pay as you drive ou le pay how you drive« , résume Olivier Poggioli, directeur business unit Services Financiers chez Webhelp.

Le pay as you drive (Payd) est un mode facturation « à l’usage », qui tient notamment compte du nombre de kilomètres effectivement parcourus dans l’année. Quant au pay how you drive (Phyd), il se base sur le style de conduite ou le profil du conducteur – et donc sur les risques qui s’y trouvent statistiquement liés. L’objectif commun est de réduire le prix de l’assurance, sans compromettre sa rentabilité pour l’assureur.

« Ces deux innovations reposent sur des solutions numériques, avec l’objectif de connaître le kilométrage ou le comportement du conducteur. Elles séduisent les jeunes conducteurs, ouverts au numérique, mais pas seulement : 70 % des Français* se disent prêts à installer un capteur dans leur véhicule ou dans leur maison pour avoir un meilleur tarif d’assurance », explique Olivier Poggioli.

 

Voiture connectée, client connecté

Le véhicule devient une voiture connectée, grâce au smartphone du conducteur ou à un boîtier numérique (comme le propose l’assurance Amaguiz, de Groupama). « Au final, l’assureur accède à une masse de données comportementales qui lui permettde se positionner comme un coach ou un conseiller bienveillant, qui vous aide à mieux conduire et à réduire votre facture. Cela ouvre clairement un nouvel axe de communication avec le client : celui de la confiance et de la proximité « , souligne Olivier Poggioli.

Ce dialogue autour de la réduction des risques et des coûts change complètement la relation assureur-assuré, jusqu’alors réduite souvent à des échanges administratifs suite à un sinistre. « Dans ce nouveau contexte, l’expérience client multicanal est au centre. Il faut donc, tout à la fois, savoir personnaliser la relation, la nourrir, détecter les points de friction, développer la fidélisation, identifier des besoins latents… explique Olivier Poggioli. L’expérience client multicanal devient un axe de différenciation, absolument vital pour les compagnies d’assurance ».

 

*étude PwC, 2014