Dans un contexte de révolution numérique et d’innovation constante, tenter de développer sa propre innovation peut-être tentant. Cependant, une question se pose : « comment financer mon innovation ? ». Et bien en France et dans le domaine du numérique, sachez que l’environnement est propice à l’innovation, avec plusieurs options de financement. Abdou Samb, président et fondateur de FRS Consulting est revenu sur ces options lors de son intervention durant la conférence « Les enjeux innovation B2B » à Paris le 17 novembre 2016.

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Le Concours Innovation Numérique

Lancé en mai 2015, le Concours d’Innovation Numérique est un dispositif de soutien à l’excellence numérique en France. Il est financé par le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) dans le cadre des Fonds pour la Société Numérique (FSN).

Le but est de soutenir, d’accélérer et d’amplifier des projets ambitieux de la French Tech qui va changer la vie quotidienne de demain grâce à de nouveaux produits et services. Ces projets sont donc soutenus à hauteur de 50% des dépenses maximum sous forme de subvention et sous forme d’avance remboursable.

Toute start-up ou PME innovante peut profiter du Concours d’Innovation Numérique. Les projets, d’une durée moyenne de 12 à 18 mois pour un investissement de 0.5 à 3 millions d’euros, sont évalués par un comité d’expert composé d’entrepreneurs et de personnalités connues et reconnues de la French Tech.

L’Instrument PME

C’est un instrument dédié à toutes les PME innovantes et ayant une forte ambition de croître et de s’internationaliser. Il couvre tous les types d’innovations, même les innovations de service et les innovations non-technologiques.

La commission Européenne accorde des financements à des projets portés par une seule PME et qui devrait se traduire par la mise en œuvre de projets stratégiques pour l’entreprise en prenant en compte uniquement les besoins de cette dernière.

L’Instrument PME soutient l’entreprise étape par étape en fonction de la maturité du projet et accorde une subvention lors des deux premières étapes.

La première phase consiste en l’évaluation du concept et de la faisabilité grâce à un business plan démontrant la viabilité de développement d’un marché potentiel. Elle permet d’obtenir une aide à hauteur de 50 000€ pour cette étape du projet.

La deuxième phase est tout simplement de la R&D jusqu’à la première application commerciale, étape pour laquelle on peut se voir accorder une subvention 0.5 à 2.5 millions d’euros.

Enfin, la troisième phase permet d’obtenir un accord de prêt pour la phase de commercialisation, avec un accompagnement par un réseau de professionnel européens financés par la Commission.

Il est possible de bénéficier de l’Instrument PME sur n’importe laquelle de ces étapes indépendamment.

La collaboration entre start-up et grand compte

Les start-up ont les idées, l’agilité et la créativité mais manquent de financement et les grands comptes ont la puissance, les fonds, la visibilité mais aussi la bureaucratie inhérente à une grosse structure. La collaboration entre ces deux acteurs semble donc une excellente idée ! En effet, plus de 61% des « licornes » ont au moins un groupe d’industriels dans leurs actionnaires et 52.4% des 500 plus grandes entreprises mondiales travaillent avec des start-up.

Pour financer leurs innovations, les start-up peuvent collaborer avec de grands comptes de différentes manières.

La première est le concept d’incubateur, de pépinière out tout autre structure d’accompagnement. Certaines entreprises, ayant constaté le succès de ce type d’espaces, ont décidé de lancer le leur, ce qui leur permet de devenir indépendante dans leur démarche d’open innovation.

Des acteurs du CAC40 notamment ont décidé de lancer leur incubateur interne comme Orange avec Orange Fab, BNP Paribas avec Innov & Connect ou encore le crédit agricole avec Le Village by CA .

Malgré la multiplication de ce genre de structures, la forme d’engagement la plus courante dans l’open innovation reste l’investissement financier. Les fonds corporate sont courants et 59% des entreprises du CAC40  se sont déjà lancé dans le capital risque.

 

Dans le domaine de la révolution numérique, chaque acteur joue son rôle. Les grandes entreprises investissent, la législation subventionne et accompagne et l’environnement de PME en France est favorable aux innovations. N’hésitez donc plus à accomplir vos ambitions et à innover pour construire la société de demain !

 

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