Installée depuis 2018 sur le marché des objets personnalisés et des cadeaux d’affaires, la marketplace de Pandacola est en train de pivoter vers un modèle mixte. Les explications d’Arthur Manier, cofondateur de Pandacola.

Quel est le marché visé par Pandacola ?

Pandacola se positionne au niveau européen, avec un modèle de désintermédiation des achats d’objets personnalisés et de cadeaux d’affaires. Notre vision initiale était simple : proposer une marketplace B2B classique, c’est-à-dire créer un lien direct entre l’offre et la demande. En France, ce marché pèse environ 1 milliard d’€.

Sur ce marché, l’offre est maîtrisée par des fournisseurs, c’est-à-dire des fabricants ou des importateurs d’objets publicitaires et de cadeaux d’affaires. Les clients étant des entreprises, associations ou administrations ayant besoin d’acheter des objets personnalisés.

Quelle était votre vision initiale et comment le marché a-t-il réagi ?

Au niveau européen, des revendeurs intermédient cette relation et prélèvent une rémunération. Notre envie initiale était de raccourcir cette chaine, en mettant en relation les fournisseurs et les clients finaux. Et cela en étant fortement encouragés par le fait que l’e-commerce explose au niveau mondial sur ce secteur !

Après plusieurs mois d’activité, nous avons constaté que tous les fournisseurs n’étaient pas prêts à passer sur un modèle marketplace. À cela plusieurs raisons : des habitudes de travail très ancrées ; des obstacles techniques pour implémenter ou s’interfacer avec ce modèle ; des difficultés pour gérer les textes et images du catalogue, etc.

Par ailleurs, comme nous nous y attendions, nous avons été confrontés à une levée de boucliers du côté des revendeurs. Leur stratégie de communication a reposé sur des fake news, arguant que des réglementations imposeraient le recours à un revendeur intermédiaire – ce qui n’est pas vrai.

Ces 2 constats nous ont amené à enrichir notre offre, c’est-à-dire à pivoter vers un modèle hybride, qui allie marketplace et drop shipping.

En quoi consiste ce modèle hybride marketplace – drop shipping ?

Nous sommes en train de finaliser l’adaptation de notre plateforme, qui aura bientôt 2 versants : une marketplace B2B et un site de vente e-commerce classique (drop shipping).

Nous laisserons ainsi le choix aux fournisseurs de nous rejoindre : soit en tant que marchands autonomes sur la marketplace, soit en tant que fournisseurs du site de vente/drop shipping.

En pratique, notre vision ayant été partagée avec Webhelp Payment Services, nous n’avons pas choisi de lancer des développements spécifiques. L’idée est plutôt de mettre en place une même logique de gestion des flux – sur le versant drop shipping et sur le versant marketplace. Le déploiement est en cours et devrait être effectif dans quelques semaines.

 

Comment êtes-vous accompagnés par Webhelp Payment Services ?

Pandacola s’appuie sur Webhelp Payment Services pour la prise en charge de toutes les étapes de paiement, de facturation et de recouvrement au niveau européen. Toute la partie visible par les clients, dont la facturation et le KYC, est gérée par Webhelp Payment Services, et tout le traitement ultérieur est géré par Pandacola.

Au passage, je souligne la grande complexité technique et réglementaire des opérations de facturation B2B au niveau européen. Dans ce cadre, très instable, nous bénéficions de l’accompagnement technique et juridique de Webhelp Payment Services.

Quelles ont été les premières réactions à cette hybridation de votre modèle ?

Côté fournisseurs, l’accueil est déjà très bon : il y a le sentiment que tout les acteurs peuvent trouver leur place sur Pandacola, et à très court terme. Quelles que soient leurs méthodes de travail et leur philosophie. Cela correspond également à notre volonté et à notre intérêt. D’où notre notre nouvelle offre, qui repose sur 2 solutions.

Sur le versant marketplace, les marchands apprécient la maitrise complète des stocks, des promos, des prix, des produits vendus on line et off line, etc. Dans ce cadre, Pandacola prélève une commission fixe sur les ventes.

Sur le versant drop shipping, les fournisseurs adoptent un modèle classique, dans lequel Pandacola est vendeur et donc fixe les prix, gère le référencement et le dé-référencement des produits, prélève une commission variable, etc.

Quels sont les nouveaux défis pour Pandacola ?

Dans l’immense majorité des cas, Pandacola est bien accueilli. Notre activité est spontanément décrite avec des expressions comme : « moderne », « c’est l’avenir », « le marché se redessine avec de nouveaux avantages », « plus d’autonomie pour les fournisseurs », etc.

Pour autant, ce marché a été plus long que d’autres à envisager sa mutation. Il est encore difficile pour beaucoup de fournisseurs de prendre la mesure même des changements à opérer. Ils voient surtout des bouleversements, des efforts à faire, sans bien en évaluer les avantages.

Par exemple, il est leur parfois difficile de digitaliser leur offre, à cause du nombre très élevé de références ou de personnalisations proposées.

Changer les méthodes de travail, ça n’est jamais simple et rapide ! Ce qui se traduit, à notre niveau, par un important travail d’explication et d’évangélisation.

Quelles sont les difficultés d’adaptation ou de compréhension des acteurs sur ce marché ?

Certaines approches sont complètement nouvelles pour ces acteurs, et en particulier, la logique des prix.

Ce que nous expliquons à nos marchands, c’est qu’ils n’ont pas intérêt à venir vendre leurs produits beaucoup moins chers que leurs clients actuels – à savoir les revendeurs – puisqu’il faut préserver une logique de prix de marché. Aujourd’hui 90% des ventes sur ce marché se fait via ces revendeurs.

Le risque serait que tout le monde y perde, chacun ayant une commission moins importante – ce marché ayant déjà beaucoup souffert de la guerre des prix.

Une trentaine de marchands seront là dans quelques semaines. Ils ont bien compris que Pandacola ne coûte qu’un peu de temps, et que son potentiel est immense en termes de visibilité et de CA !

A découvrir également

Pour en savoir plus sur l’accompagnement Webhelp Payment Services, contacter Jérome Connac (JConnac@wps.webhelp.com).